Si les smileys et les emoticones ont déjà été très populaires dès les premiers pas du web, les emojis dans leur conception actuelle sont largement influencés par le Pays du Soleil Levant. Apple, Facebook et d’autres firmes internationales intègrent aujourd’hui ces petites images dans leur stratégie commerciale.

Les emojis : de petites images pour enrichir les messages

On avait toujours l’habitude des smileys jaunes que l’on obtient en associant différents caractères du clavier pour marquer notre humeur dans les messages (SMS, MMS, e-mail, messages instantanés…), mais aujourd’hui, de nouveaux symboles plus élaborés s’imposent, les emojis. Ces pictogrammes originaires du Japon ont été utilisés pour la première fois en 1999 sur les téléphones i-mode et représentent toutes les facettes de la vie quotidienne et de la culture, incluant des objets, des personnages de film et une multitude d’expressions faciales. Le consortium Unicode qui standardise le codage des caractères permet aux différents systèmes (PC, Mac, Android, iOS…) de lire correctement les emojis, à condition que ces derniers puissent l’interpréter. Une mise à jour est nécessaire si ce n’est pas le cas.

Les émojis au cœur des réseaux sociaux

Selon Mark Davis qui fait partie des personnes ressources en charge de valider les emojis, il en existe aujourd’hui plus de 1700 différentes sortes. Dans les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter, les pictogrammes rencontrent un succès fulgurent et ornent fréquemment les commentaires et les posts. En début d’année 2016, 70 nouveaux pictogrammes ont été validés par le consortium Unicode et sont désormais utilisables. Le facepalm, le selfie et plusieurs légumes font partie des nouveautés. Dernièrement, le plus grand réseau social a annoncé vouloir étendre son bouton « J’aime » avec des emojis animés. En plus du traditionnel pouce levé, des expressions pour manifester la joie, la tristesse, l’étonnement ou la colère seront bientôt disponibles. Par contre, Facebook n’a contre pas validé l’idée du bouton « Je n’aime pas ». Ce serait une porte ouverte aux harcèlements moraux.